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Financement

Pourquoi les taux de crédits immobiliers sont-ils différents selon les régions ?

Par 7 décembre 2021Aucun commentaire

Le domaine de l’immobilier a connu de grands changements, suite à la crise sanitaire. Mais même avant cela, le Haut Conseil de stabilité financière avait suggéré à l’ensemble des acteurs financiers de restreindre l’accessibilité aux crédits, pour ne pas se retrouver avec une augmentation de comptes non remboursés. Aujourd’hui, selon la région où le bien se situe, l’accessibilité au crédit et leurs taux varient. En voici une explication.

Un retour à la normale un peu plus lent que prévu

Dire que le marché immobilier n’est pas en bonne santé serait de fausser les données. Cependant, il y a eu un léger ralentissement en sortie de crise sanitaire et le marché a évolué quelque peu, dans de nouvelles directions. On se rend compte, lorsque l’on observe les conditions d’emprunt, qu’elles démontrent plus de disparités qu’auparavant, selon les régions de France. Pour une illustration de la situation et pour trouver les meilleurs taux d’intérêt, à proximité de votre bien, visitez le site Empruntis.

Naturellement, si l’on compare le secteur immobilier à celui de la restauration ou de l’hôtellerie, on voit immédiatement que celui-ci a été beaucoup moins affecté. Mais on trouve tout de même quelques changements importants. Par exemple, les résidences de luxe ont gagné en valeur, en sortie de crise, alors que de nombreuses personnes ont pris la décision d’investir dans leur intérieur, afin de mieux y vivre à tous les jours, mais aussi en cas de reconfinement de longue durée, dans le futur. Ceux qui ont vécu les premiers confinements dans des espaces restreints, désirent aujourd’hui s’assurer que cela ne se reproduira plus jamais. L’espace intérieur, ainsi que celui de l’extérieur (jardin, terrasse et autres), ont donc pris de la valeur.

L’immobilier locatif toujours en grande demande

Cette donnée joue un rôle important sur le taux des crédits, comme nous le verrons maintenant. En effet, les régions qui sont en grande demande au niveau des biens locatifs, voient les taux augmentés, en comparaison à d’autres régions où la demande en résidence principale demeure plus élevée. La région parisienne est un bon exemple de cette situation. Emprunter à Paris, pour investir dans un bien locatif, coûtera plus cher que dans toutes autres régions. La demande de logements étant importante, les banques peuvent se permettre d’augmenter leurs taux. Aussi, elles préfèrent prêter à des emprunteurs, ayant des capacités financières supérieures, afin de s’assurer du bon remboursement de ceux-ci. On se retrouve dans des cas de figure similaires pour d’autres grandes villes françaises, là où les logements sont très recherchés. Mentionnons, entre autres, les villes de Lyon, Toulouse ou encore Bordeaux.

Un autre effet de la sortie de crise sur le logement locatif est le retour des touristes étrangers, ainsi que des Français qui repartent enfin en vacances, dans toute la France. Les investisseurs y voient une opportunité afin de louer leurs biens à ces vacanciers en recherchent d’un logement temporaire. On se retrouve donc avec des prix très élevés dans des régions telles que Provence-Alpes-Côte d’Azur, où le prix d’un bien au mètre carré se situe aux alentours de 3 550 euros. Ces prix ont un autre effet sur le marché, qui affecte à son tour les taux, mais aussi la demande. Le Grand Ouest (et plus particulièrement la Bretagne) devient ainsi très attractif. Le coût des biens locatifs, au mètre carré, y tourne autour de 1 800 euros, soit plus ou moins la moitié de la région Grand Est. Il n’est donc pas surprenant que deux projets sur trois en France, dans l’immobilier locatif, sortent de terre dans cette région.

Les prix ont une influence directe sur les conditions d’emprunt

Les prix affectent le taux des crédits de manière directe. Une des raisons, est que plus le prix au mètre carré est bas, moins le montant total du prêt sera élevé. Selon la région, les prix seront sensiblement différents. Le Grand-Ouest, le Sud-Ouest et la Normandie sont des zones où les prix des biens immobiliers sont généralement bas. Cela se reflète dans le prix des crédits qui est 30 % moins important que sur la moyenne du territoire français. Dans le cas inverse, on retrouve Paris et sa couronne ainsi que le Sud-Est, le Grand-Est et l’Auvergne-Rhône-Alpes. Ce qui les distingue est évidemment l’activité économique supérieure aux autres régions, grâce aux grands centres urbains qu’ils possèdent, tels que Lyon et Nice. Cela fait en sorte que les emprunteurs, dans ces zones, ont plus de capitaux à investir, ce qui a pour effet que les banques augmentent leurs taux de crédits immobiliers.

C’est d’ailleurs un des facteurs les plus importants qui expliquent cette disparité des taux. En effet, les banques doivent s’adapter aux réalités économiques de leur région. Le revenu des emprunteurs varie en moyenne selon la ville où ils demeurent. Cela modifie aussi le reste du profil du demandeur de prêt, pour ce qui est de son âge et de son emploi, entre autres. On se retrouve donc avec des besoins qui varient grandement, au niveau du nombre de pièces de la maison, mais aussi de la capacité d’apporter un montant plus ou moins significatif, lors du dépôt de la demande.

L’apport du demandeur : une variable importante

L’apport que pourra déposer le demandeur de prêt, jouera un rôle important dans les conditions générales de celui-ci. Il pourra aussi faire en sorte que la demande soit acceptée, ou non. Plus les marchés sont concurrentiels et plus cet apport sera un élément clé dans la balance. Au niveau national, l’apport se situe en moyenne à 10,60 % du montant total de l’achat. Cependant, en Normandie ainsi que dans le Sud-Ouest et le Grand-Ouest, il ne correspond qu’à 9.40 % (moyenne). La raison est simple : la demande de crédit étant moindre, les banques sont donc plus flexibles sur l’apport.

C’est le contraire qui se produit dans les zones où l’activité économique est très élevée. À Paris, par exemple, l’apport moyen demandé à ceux qui recherchent à souscrire à un crédit immobilier, se situe à 12 % du montant total demandé. On comprend bien, ainsi, le pouvoir des banques dans les grands centres urbains, et qui sont beaucoup plus exigeantes, de manière générale, dans leurs conditions de prêts, que dans les régions moins développées.

Jonathan VOOGT

Auteur Jonathan VOOGT

Conseiller immobilier sur Saint André de Cubzac, je vous accompagne dans un de vos plus grand projet: la vente ou l'achat de votre bien immobilier.

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